le graphisme dans le cinema

Avis aux cinéphiles, aujourd’hui nous allons aborder un point parfois sous-évalué dans le monde de plus en plus lissé du cinéma grand public : le graphisme !

Difficile de tracer sa route sans entendre parler du dernier films pop-corn ou de l’outsider qui va nous en mettre plein la vue : affichage, réclame sur les réseaux sociaux, critiques acerbes des youtubers (il faudra d’ailleurs que l’on en reparle)…
Mais ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est le graphisme. Pas celui de l’affiche, mais celui relégué au simple accessoire se fondant dans le décor qui pourtant participe grandement à l’immersion.

Il y a un univers graphique qui a retenu mon attention ces 15 dernières années (oui, la saga n’est plus toute jeune), il s’agit d’Harry Potter.
Œuvre littéraire qu’on ne présente plus, les livres ont été adaptés 9 fois au cinéma et cela continue… Au cœur d’un univers fantastique et pourtant contemporain, les films fourmillent de détails (typographique, matières, reliures…) tous plus farfelus les uns que les autres. Son héritage littéraire impliquait forcément la présence de moult supports éditoriaux travaillés. De la maquette dynamique des journaux aux couvertures des livres de classe, sans oublier les parchemins, les affiches, les lettres, les enseignes…
Tout, vraiment tout est réfléchi pour renforcer la texture du monde des sorciers. Un brun old-school mais so british – que l’adaptation vous fascine ou vous grippe – vous ne pourrez nier l’implication d’un véritable travail graphique.

Vous l’aurez compris, je ne parle pas des placements de produits. Bien que certain exploite les marques fictives telles que « Red Apple » (marque de cigarette chère à Quentin Tarantino) ; ou encore la« Duff » aujourd’hui véritable marque de bière dans chaque dessin-animé des Simpsons qui a fait naître la marque.

 

N’hésitez pas à vous faire votre propre avis sur la question. 
Pour ma part, c’est toujours un plaisir de remarquer que l’implication graphique d’un film n’est pas qu’une série de nom au générique. 
Le plus drôle dans cette histoire, est que passer à coté d’un élément graphique visible ; preuve qu’il s’est parfaitement intégré dans l’univers. Et pourtant, à y voir de plus près, c’est souvent le plus petit détail qui vaut le coup d’œil.