L’expo DC est d’ailleurs !

PIF PAF POUF, aujourd’hui on parle des Arts Ludiques et de sa dernière exposition sur DC Comics.

 

Vous ne connaissez peut-être pas ce musée, et pourtant chaque exposition vaut son pesant de cacahuète. Du moins si vous êtes un tant soit peu intéressé par ce que l’on pourrait appeler la « Pop culture vidéo-ludique ». Si ce terme vous échappe, il me semble en avoir déjà parlé ici.
Amateurs de bandes-dessinées, cinéma et jeux vidéos, impossible de passer à côté du musée Art Ludique.
Aucune exposition permanente mais du sang neuf, bon sang de bois. Chaque nouvelle exposition balaie son sujet de sa création à nos jours et sur tout médium exploité. Bon en même temps qui dit vidéo-ludique signifie courte période.Mais il n’empêche, la culture évolue trop vite pour se priver

début de la visite DC
couverture superman en noir et blanc
dessin superman metal
Wonderwoman peinture numérique
Masque de clown tiré du film batman the Dark Knight

Au commencement, il y avait DIEU… enfin Superman

La semaine dernière, je me suis donc rendu à l’exposition DC Comics, groupe fondateur du genre super-héros, apparu dans les année 30 (du siècle dernier). Certainement afin d’accompagner la suite de films produit par DC Comics et Warner Studio, cette exposition présente ses diverses franchises dissociées les une des autres. En commençant par Superman, Le premier super héros au monde ! Choix logique offrant la possibilité de découvrir la création du thème et son évolution. L’exposition nous permet alors d’apprécier quelques planches originales des première bandes dessinées, et c’est la que mon cœur s’emballe…

Le prisme de la réalité… en relief

Les comics à travers le temps sont aussi bien remarquables sur le fond que sur la forme.
 Plastiquement, l’évolution du médium est palpable. Au delà de chaque ajout que les dessinateurs ont apporté numéro par numéro, les tracés s’affinent, les personnages sont de plus en plus souples et de plus en plus codifiés. Du muscle bien sûr, mais surtout du spectacle !
Ce qui m’ale plus fasciné est certainement l’énorme travail manuel nécessaire pour élaborer des maquettes aussi dynamiques.
Entre les titres dessinés, puis recollé par dessus un personnage découpé d’où sort une explosion en creux, d’où on peut voir le dessin contre-collé en dessous… Un patchwork minutieux que l’ont oublie bien vite maintenant que l’on compose sur ordinateur. Ces gens-là avaient du talent ! Et encore je ne parle que de bande-dessinée, mais on peut également y voir les story-board des premiers films d’animation, les maquettes et costumes des films et séries. Si chaque œuvre ne se vaut pas, elles sont pourtant à “recontextualiser” avec leur époque, et c’est là ou DC s’impose également comme un maître en la matière.

Les comics, quel que soit leur univers ont pour point commun de représenter notre monde à travers un prisme. Dans l’univers Super Héros le monde évolue et suit étroitement les changements politiques et sociaux qui accompagnent la vie de nos contemporains. Les premiers héros étant née durant la seconde guerre mondiale, DC avoue que l’impact social sur ces temps troublés était largement calculé.
Les scénarios, bien que fantastiques pour la plupart n’ont eu de cesse de s’entrecroiser avec notre réalité. Les femmes ont besoin d’être représenté ? créons Wonderwoman… Est-ce qu’il est juste que l’Amérique représente le monde ? Créons des héros de tout pays, Superman renonce à sa nationalité américaine, il n’y a pas qu’en Russie que viennent les méchants, créant des catastrophes mondiales !!!
Ces dernières années, certains héros ont fait leur coming out, et d’autre ont changé de couleur de peau ou de sexe afin de représenter le plus de monde possible, afin que chacun puisse s’identifier à un héros.
Vous aussi vous avez un héros au fond du cœur.

Les super limites de l’exposition

Prenons un peu de hauteur sur l’exposition. Ce n’est pas la première fois que je visite les Arts Ludiques et je ne suis en générale déçue qu’en arrivant à la boutique en voyant ses prix EXORBITANTS…
L’expo DC exploite plutôt bien l’espace et la scénographie est interessante. La lumière tamisée des premières salles ou les pimpantes des dernières font échos aux héros qui y sont représentés. La visite est séquencée par héros en partant du plus ancien pour poser les bases, au plus récent… en terme de filmographie. Car si il y a un reproche à faire à l’exposition c’est de n’avoir communiqué que sur les héros qui font partie de l’univers étendu représenté au cinéma. Un parti pris qui laisse un arrière goût de marketing, malgré une véritable réflexion sur l’intérêt des œuvres à présenter.
Il n’y a pas tout mais il y a l’essentiel, en sommes l’exposition est quand même très riche, et peut-être suivie à l’aide d’un audio-guide (habitude de la maison). La visite reste très agréable (quand il n’y a pas beaucoup de monde), bien que l’espace soit assez restreint. L’exposition est généreuse et permet de retracer fidèlement l’évolution d’un genre iconique.

Jamais trop vieux pour ces conneries

Voila un sujet bien dense à exposer. Il y a beaucoup à dire et pour un petit musée, les Arts Ludiques s’en sortent très bien. Que vous soyez amateur du genre ou simple curieux, l’exposition est assez riche pour que vous puissiez y trouver votre bonheur. Mon seul regret dans cette visite aura été de ne pas pouvoir m’assoir pour prendre le temps de digérer chaque salle avant d’entamer la suivante. 1h30 à piétiner dans un musée ça fatigue et si nos héros préférés ne prennent pas une ride… nous restons des hommes… et même que c’est tout ce qu’on est.

 

Exposition du 1er juin au 3 septembre 2017
Art Ludique – Le Musée
34, quai d’Austerlitz
75013 Paris
01 45 70 09 49